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De l’impérieuse nécessité des constructeurs automobiles de compatir avec Toyota

Extrait de l’analyse de Manuel Diaz – Baromètre groupeReflect & Trendybuzz de l’attention marketing – mars 2010 :

« La crise que traverse Toyota est spectaculaire. Frappée par la défaillance de pédales de frein, elle a vu la contrition publique de son PDG et un leader mondial confronté à ce qui s’apparente à un accident industriel.

Dans le Baromètre de mars, Toyota double son attention-rate habituel. Un indice jusqu’à présent plutôt régulier, où il était surtout question de la Prius et il est maintenant question de rappel massif.

La structure d’attention de Toyota nous apprend quelque chose : qu’il s’agit d’abord et surtout d’un choc médiatique. Ce qui fait grandir l’attention, ce sont d’abord les médias, les sites thématiques et corporate, ainsi que les forums et lieux où la communauté auto s’exprime. Seuls les blogs semblent épargnés.

C’est donc l’image institutionnelle de Toyota qui est violemment et durablement atteinte. Et la marque ne peut pas s’appuyer sur un niveau de signal permanent qui amortirait cela, comme cela se passe couramment avec les marques de high-tech, qui chassent un problème par du rythme et l’intensité des discussions de passionnés.
Mais ce qui va se produire maintenant, c’est l’effet de contagion sectoriel. Celui que l’on a observé, dans un autre genre, avec l’iPad pour Apple, dont le buzz inondait tous ses concurrents. Au fond du classement, il y a Honda, qui est déjà contaminé par le mot-clé Nissan et qui est l’une des rares autres marques à voir sa cote monter.
Les constructeurs automobiles devraient être attentif à ce qui arrive à Toyota. Ils sont solidaires car le doute de cette histoire les concerne aussi et rejaillit sur leur image.
Dans un autre genre, Citroën monte par effet de contamination des mauvais résultats de Peugeot. Là, c’est la dimension sociale qui joue. C’est cette dimension qui porte l’indice très élevé de Renault, sur fond de fermeture d’usine (novembre), de condamnation pour le suicide d’un collaborateur (décembre) et l’annonce de délocalisations (janvier).
C’est l’intérêt collectif du secteur de faire se dégonfler la bulle que subit Toyota, mais aussi celle qui est alimenté par l’actualité sociale, et de travailler collectivement à relever la confiance des consommateurs, à retravailler une image de l’automobile plus enjouée et porteuse, loin des clichés. Il y a certes le sport, mais les succès de Loeb pour Citroën, de Ford en poursuivant de la précédente, ou de Mercedes en Formule 1 n’empêchent pas ces marques de rester dans le trafic.

La structure d’attention de Toyota nous apprend quelque chose : qu’il s’agit d’abord et surtout d’un choc médiatique. Ce qui fait grandir l’attention, ce sont d’abord les médias, les sites thématiques et corporate, ainsi que les forums et lieux où la communauté auto s’exprime. Seuls les blogs semblent épargnés.

C’est donc l’image institutionnelle de Toyota qui est violemment et durablement atteinte. Et la marque ne peut pas s’appuyer sur un niveau de signal permanent qui amortirait cela, comme cela se passe couramment avec les marques de high-tech, qui chassent un problème par du rythme et l’intensité des discussions de passionnés.

Mais ce qui va se produire maintenant, c’est l’effet de contagion sectoriel. Celui que l’on a observé, dans un autre genre, avec l’iPad pour Apple, dont le buzz inondait tous ses concurrents. Au fond du classement, il y a Honda, qui est déjà contaminé par le mot-clé Nissan et qui est l’une des rares autres marques à voir sa cote monter.

Les constructeurs automobiles devraient être attentif à ce qui arrive à Toyota. Ils sont solidaires car le doute de cette histoire les concerne aussi et rejaillit sur leur image.

La structure d’attention de Toyota nous apprend quelque chose : qu’il s’agit d’abord et surtout d’un choc médiatique. Ce qui fait grandir l’attention, ce sont d’abord les médias, les sites thématiques et corporate, ainsi que les forums et lieux où la communauté auto s’exprime. Seuls les blogs semblent épargnés.C’est donc l’image institutionnelle de Toyota qui est violemment et durablement atteinte. Et la marque ne peut pas s’appuyer sur un niveau de signal permanent qui amortirait cela, comme cela se passe couramment avec les marques de high-tech, qui chassent un problème par du rythme et l’intensité des discussions de passionnés.Mais ce qui va se produire maintenant, c’est l’effet de contagion sectoriel. Celui que l’on a observé, dans un autre genre, avec l’iPad pour Apple, dont le buzz inondait tous ses concurrents. Au fond du classement, il y a Honda, qui est déjà contaminé par le mot-clé Nissan et qui est l’une des rares autres marques à voir sa cote monter.Les constructeurs automobiles devraient être attentif à ce qui arrive à Toyota. Ils sont solidaires car le doute de cette histoire les concerne aussi et rejaillit sur leur image.Dans un autre genre, Citroën monte par effet de contamination des mauvais résultats de Peugeot. Là, c’est la dimension sociale qui joue. C’est cette dimension qui porte l’indice très élevé de Renault, sur fond de fermeture d’usine (novembre), de condamnation pour le suicide d’un collaborateur (décembre) et l’annonce de délocalisations (janvier).C’est l’intérêt collectif du secteur de faire se dégonfler la bulle que subit Toyota, mais aussi celle qui est alimenté par l’actualité sociale, et de travailler collectivement à relever la confiance des consommateurs, à retravailler une image de l’automobile plus enjouée et porteuse, loin des clichés. Il y a certes le sport, mais les succès de Loeb pour Citroën, de Ford en poursuivant de la précédente, ou de Mercedes en Formule 1 n’empêchent pas ces marques de rester dans le trafic… »

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